mardi 27 novembre 2007
Laissez-moi vous narrer l'aventure que j'ai vécu pour rentrer en France, mardi/mercredi dernier.
Mais en terme de préambule, je vais vous donner ce que j'aurai dû normalement faire comme voyage. Décollage de Melbourne à 17h10 (heure locale), arrivée à Singapour à 21h30 (heure locale) dans un vol Quantas (compagnie aérienne australienne) et British Airways (compagnie aérienne britannique). Départ de Singapour à 23h30 (heure locale), donc après une petite escale de deux heures que j'aurais employé à me laver un peu et à me changer, et arrivée à Paris à 6h10 (heure locale) dans un vol Air France (compagnie aérienne française).
Tout ça n'était que pure théorie.
En effet, suite à un évènement inexpliqué au commun des mortels ne comprenant pas couramment l'anglais super-rapide dans des enceintes qui crachotent, le vol Quantas n'a décollé de Melbourne qu'à 19h10. Et il n'est arrivé à Singapour qu'à 23h30. Vous comprenez le problème. Il est difficile d'être dans le second avion qui décolle à 23h30 quand le premier avion arrive à 23h30.
Je n'étais pas le seul dans ce cas, une cinquantaine de personne devaient aller à Paris depuis ce vol. Alors... ils nous ont collé dans l'avion duquel nous sortions (escale technique à Singapour pour changer l'équipage de bord et faire le plein) qui se rendait à... Londres. Puis dans un avion British Airways à 7h20 depuis Londres pour Paris. Au final, arrivée à Paris à 9h40 (heure théorique).
En pratique, encore une fois un retard... "que" de 20 minutes cette fois. Arrivée à Paris à 10h (au lieu de 6h10).
Je fais la queue une bonne demi-heure pour passer la douane, et je me rends au tapis roulant pour récupérer mon sac. L'attente est longue, mais elle est récompensée par l'arrivée de cinq sacs en tout et pour tout. Oui, oui. Sur l'avion très peu de passagers avaient un sac, la plupart se déplaçant pour la journée uniquement pour affaire. Mais comme je vous l'ai dis plus tôt, une cinquantaine de personne ont pris ce vol suite au problème de correspondance à Singapour. Et elles, comme moi, avaient des bagages.
Nos bagages ont été « égarés » et n'ont pas pris le même avion que nous. Chouette ! La journée continue bien !
Dans une maîtrise de moi proche de celle que doivent atteindre les plus grands maîtres zen japonais, j'ai blagué avec les personnes du guichet des bagages de British Airways. Nos bagages ne sont que égarés car ils savent où ils sont, même s'ils ne devraient pas y être... Ils arriveront juste avec beaucoup de retard et ils nous les livreront à domicile. Même au milieu de la nuit s'il le faut.
D'ailleurs, c'est ce qui s'est produit. Le livreur est arrivé à 23h55 pour me livrer mon sac. Mais j'anticipe, je n'en suis pas encore là de ma journée. Il est 11h00 et je vais faire la queue pour prendre un taxi. En effet, le trafic sur la ligne B de RER (ligne de RER qui arrive en temps normal jusqu'à Roissy) est pratiquement nul. Même si Air France a mis en place une navette de bus entre Roissy et je ne sais plus quelle porte de Paris, je n'aurais pas eu de RER pour arriver chez moi depuis Paris.
40 minutes et 40 euros plus tard, je sors du taxi devant chez moi. Je rentre, je déballe les quelques affaires que j'avais dans mon bagage à main, je tri mon courrier du mois. Il est midi. Et la journée n'est pas finie !
- Par Teras à 00:00 - Personnel - Lien permanent -
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